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Dijon méritait mieux

Offrant une belle opposition pendant près de cinquante minutes, les Dijonnaises ont cédé dans les dernières minutes pour s’incliner 27-23.

Un piège, un vrai, craint comme il se doit par Thierry Vincent qui avait prévenu ses joueuses avant la rencontre. Dijon n’allait rien lâcher. Comme à son habitude. Et l’enjeu – le gain possible de la septième place de la saison régulière – pouvait doper les ambitions bourguignonnes. D’où les félicitations du coach varois à l’issue de la rencontre qui saluait l’esprit « irréprochable » de ses joueuses. D’autant plus que les Dijonnaises auront joué crânement leur chance. Et ne seront pas passées si loin de l’exploit.

Daquin trop esseulée
Les yeux emplis de motivation – ah ce regard de Gnabouyou -, Toulon/Saint-Cyr débutait pourtant la partie pied au plancher. Et comme les chevaux, sous le capot, répondaient au quart de tour, les Varoises prenaient un départ canon (4-1, 5 e). Le jeu en première intention et en fin de montée de balle s’avérait payant. Toulon/Saint-Cyr ne laissait pas, du coup, le doute s’installer. La réaction dijonnaise intervenait par l’inévitable Daquin, arme offensive numéro un – et longtemps trop unique – des Bourguignonnes. Ses cadrages-débordements, que ne renierait pas Rudi Wulf du côté du RCT, mettait la défense toulonnaise à mal (6-6, 10 e).

Sans pour autant permettre aux siennes de passer www.nt. L’envie varoise, qui confinait parfois à la précipitation, suffisait alors pour créer le premier réel écart du match (12-8, 22 e). Malgré les nombreuses pertes de balles, notamment sur les relances d’Alexandra Bettacchini (3 en première mi-temps), les filles de Thierry Vincent tournaient en tête à la pause (14-12, 30 e). Mais Dijon n’avait pas dit son dernier mot.

La preuve dès le retour des vestiaires avec Marie François qui trouvait la faille.
La défense bourguignonne haussait le ton, et Toulon/Saint-Cyr tombait dans le tempo, lent, des coéquipières d’Edwige (16-16, 37 e). La menace se faisait plus précise. L’arrière-garde toulonnaise, les bras trop bas, laissait les espaces se créer. Dijon et Murigneux sautaient sur l’occasion pour passer www.nt (18-19, 45 e).

L’expérience d’Herbrecht maintenait toutefois le navire à flots. Mais sur un équilibre précaire. C’était le moment choisi par Alexandra Bettacchini pour sortir le grand jeu dans ses cages. De la main, du bras, où même prise à contre-pied… Les joueuses de Christophe Maréchal www.ient s’y prendre à plusieurs – et à plusieurs fois – pour tromper la muraille varoise. Des arrêts qui permettaient un retour du jeu en première intention. La partie s’emballait. Deroin, Gaudefroy ou Goïorani se régalaient (24-19, 55 e).
Dijon, sans solutions, abdiquait les armes à la main. Mis en échec par l’envie toulonnaise.

Le Bien Public

Toulon.- Toulon- Dijon : 27-23 (14-12).
Arbitres : MM. Klein et Rolland. 600 spectateurs.

Toulon/Saint-Cyr. – Gardiennes : Bettacchini (19 arrêts en 60’).
Joueuses de champ : Flognman, Gnabouyou (3/3) Goïorani (4/4), Gaudefroy (2/4), Herbrecht (8/12 dt 3/3 pen.), Tuvene (1/2), David, Catani (0/1), Germany, Pinheiro (0/2), Abdourahim (4/6), Deroin (5/9).
Deux minutes : Flognman (20 e), Abdourahim (37 e).

Dijon. – Gardiennes : Tothova (2 arrêts en 24’), Pantic (5 arrêts en 36’).
Joueuses de champ : Terzi, Zulemaro, Murigneux (2/3), Edwige (2/3), Lefebvre, François (7/16), Prouvensier (0/1), Mavoungou (1/4 dt 0/1 pen.), Vorreiterova (6/8 dt 5/5 pen.), Krhlikar (2/8), Skolkova (1/7), Daquin (2/12).
Deux minutes : Mavoungou (15 e), Daquin (25 e), Skolkova (40 e), Prouvensier (50 e).